dimanche 20 décembre 2009

The wanderer.




L'impression que mes ailes sont prisonnières.

lundi 14 décembre 2009

Change.




The extraordinary feel of being part of something big.

mardi 3 novembre 2009

Songe d'une nuit d'été.

"De toute façon, on aura d'autres occasions."

Des mots simples, chuchotés au creux d'un murmure, entrelacés, prêts à commettre ce si doux irréparable. Des mots simples, sonnant à mon oreille comme la mélodie d'un futur éventuel, l'échappée du simple ici et maintenant. Des mots qu'il a prononcés, ses mains sur ma peau, qu'il a ancrés dans mon esprit sans le savoir. Des mots qui tourbillonnent, se confondent, se répètent encore et encore dans ma tête, projettant des questions en ombres chinoises, jettant dans de doux ténèbres ce qui me reste de raison.

Des mots simples, prononcés par un petit matin d'été, au réveil d'un étrange rêve, si réel pourtant.

S'en souvient-il encore ?


dimanche 1 novembre 2009

Promises written in fading ink.


Un autre rendez-vous manqué, une histoire, un regard.
Tout se mèle, des bribes de sentiments que je n'éprouverai peut-être plus jamais. Un étrange vide, confusion. J'ai relu les articles de mon ancien blog aujourd'hui, je me rends com pte que j'éprouvais des choses dont j'ai totalement oublié l'existence. Il me manque. Personne en particulier, mais quelque chose me manque, justement une personne susceptible de me manquer. Je vois les gens autour, vivre leurs histoires, et j'ai l'impression de rester sur le bas-coté des sentiments, pendant que tous les autres existent. Je les vois être heureux, malheureux, écrire des chansons d'amour et rêver à un futur, un ailleurs. Je n'ai pas d'ailleurs, personne à qui rêver.
Je sais, je sais, ça va passer. Chroniques de la fatigue qui embrume mon esprit.
C'est bien beau, l'amitié, mais je voudrais qu'on m'écrive une chanson d'amour. Je ne la mérite pas moins que toutes ces autres. Je sais que ça viendra, et ce quand j'arrêterai d'y penser. Mais enfin, quand c'est tout ce à quoi l'on pense, comment s'en empêcher ?

dimanche 25 octobre 2009




Parfois, je voudrais être une de ces filles minces, aimées de tous, et aux cheveux parfaits.




Dancing with the darkness.

Le Café des Lunes était bondé ce soir là, comme tous les samedis soirs quand il y avait un concert. C'était le seul bar de la ville où l'on pouvait écouter de la musique sur scène, et pour cette raison, cet endroit était devenu le point de rendez-vous pour tous les mélomanes, amateurs ou bien habitués.
C'était la première fois que Samantha venait y passer une soirée, sur les conseils de ses amis. Ce soir-là, le groupe qui était à l'honneur était un groupe de jazz, et c'était justement pour cette raison qu'elle avait décidé de venir. Elle adorait l'ambiance, la chaleur, le contact entre le public et les musiciens de jazz, surtout dans les petites salles. Cela respirait la joie de vivre, et cette brunette d'un vingtaine d'années en avait bien besoin, étant donné la tristesse et la morosité du monde dans lequel elle vivait.
Assise à une table du premier rang, sirotant un mojito bien frais - elle ne buvait jamais, d'habitude, mais ce soir, elle avait décidé de faire un écart aux règles qu'elle s'était elle-même fixé -, elle regardait distraitement les ombres des musiciens s'accorder sur la scène mal éclairée, perdue dans ses pensées. Cela allait bientôt faire deux mois qu'elle avait appris que son petit ami la trompait, elle avait mis un terme à leur histoire sur-le-champ, et il était maintenant temps de tourner la page.
Les lumières s'allumèrent, et les musiciens saluèrent et commencèrent à jouer. Dès les premières notes, elle se sentit transportée. Son regard se posa tout à tour sur les membres du groupe: un clarinettiste, un guitariste rythmique, un bassiste et un guitariste solo. Au moment où ses yeux se posèrent sur ce dernier, son cœur rata un battement. Il rayonnait comme elle n'avait jamais vu personne rayonner de la sorte. Ses doigts allaient et venaient sur le manche de sa guitare avec une aisance rare, ne faisant qu'un avec son instrument, et il souriait. Il souriait d'un sourire étincelant, montrant qu'il était vraiment dans son élément, que c'était ce qu'il aimait le plus au monde. Il avait des cheveux d'un noir de jais, tombant en boucles parfaites sur son visage, et des yeux verts profonds. Il portait des vêtements simples: une chemise blanche, une veste noire et un pantalon en jean, mas cela ne faisait qu'accentuer son originalité.
A plusieurs moments durant le concert, leurs yeux se rencontrèrent, et Samantha put lire à son regard qu'elle ne lui était pas indifférente. A la fin, lorsque les lumières s'éteignirent et que la musique édulcorée diffusée par les hauts-parleurs reprit en fond sonore, il vint la voir. Elle avait passé cette scène dans sa tête des millions de fois pendant qu'ils jouaient, sans parvenir à trouver une formule satisfaisante pour l'aborder. Alors, elle le laissa faire, et il dit le plus simplement du monde: "Bonjour ! Moi c'est Matt, et toi ?" Et ils parlèrent, parlèrent, parlèrent. Il avait 23 ans, il venait d'arriver dans la région et avait trouvé ce groupe qui cherchait un guitariste solo. Cela avait été une formidable opportunité pour lui, qui adorait faire de la scène. Puis ils parlèrent d'elle, de lui, de leurs convictions, de leurs rêves.
Samantha et Matt échangèrent encore jusqu'à tard dans la nuit, et quand le bar dut fermer, ils échangèrent leurs coordonnées et repartirent chacun de leur coté, persuadés d'avoir fait une rencontre vraiment très spéciale...


Texte écrit il y a presque deux ans, pour le brevet blanc. Le sujet ? "Une rencontre amoureuse."

samedi 24 octobre 2009

Don't forget, folks, that's what you get, folks, for making whoopee.


"This is what I look like today,

And I'm trying not to pull out my hair.

I'm trying hard to grow it, but I'm far too shy to show it back there..."

J. Mraz.

Toutes ces phrases fausses, dites pour meubler une vie assez morne, au fond. Ni plus vide, ni plus remplie que celle des autres; peut-être plus remplie, après réflexion. Avez-vous déjà remarqué à quel point les êtres humains ont peur du silence ? Ils ont besoin de parler, de la pluie, du beau temps, des choses inutiles, pour se rassurer, pour avoir l'impression d'être écouté, d'exister. Commenter un film, une pièce de théâtre, une après-midi passée entre amis, ou tout simplement une action que l'on est en train de réaliser, un sentiment qu'on éprouve. C'est humain, on le fait tous, c'est important, c'est légitime.

Mais parfois, n'avez-vous jamais rêvé d'un peu de

silence?

vendredi 23 octobre 2009

Des armes et des images.














Bonsoir.
Je ne sais pas trop ce que je vais faire de ça, encore un blog, encore une partie de moi dévoilée sur la toile à qui veut bien s'approcher d'assez près.
Tout d'abord, vous ne saurez rien du Matt à qui je fais référence plus haut. Sentez-vous libres de vous reconnaitre si vous voulez. :)
Ensuite, ici, je posterai certainement des textes, vieux ou plus récents, mes pensées, les choses qui m'auront marquée... Cet espace restera probablement dans l'oubli pendant un bout de temps, puis reprendra son cours quand je me rappellerai qu'il existe.
Ah, oui, je suis bilingue, et j'ai tendance à mieux exprimer mes émotions en anglais, parfois. Donc vous étonnez pas. :)

Pour le reste, bienvenue. :)