Les koalas, kangourous, et autres surfeurs, moi, je connais pas.
Quand on me dit « Australie », je pense à des expressions intraduisibles, un accent incompréhensible et à un système judiciaire compliqué plein d’organismes avec des noms improbables. Je pense aussi à du trafic d’héroïne à la gare, et à des clubs miteux au fin fond du quartier chaud de Sydney, Redfern.
Alors, que je vous rassure tout de suite, non, je me suis pas embarquée dans des histoires cheloues. J’ai simplement eu un job de traductrice d’une série policière australienne pour son adaptation à la télé.
Quand, toute contente d’avoir eu le job, j’ai regardé le premier épisode, je suis tombée de très très haut, moi et mon petit bac franco-anglais en poche : je n’ai strictement rien compris à ce qu’ils disaient, entre leurs « mate » à chaque fin de phrase, leurs références culturelles inconnues et leur accent qui, même s’il est stylé, m’évoquait plutôt du suisse-allemand que de l’anglais.
Mais, après des heures de taff acharné, de recherches sur les différentes communautés ethniques et de bouffage de dicos de slang australien, j’ai finalement réussi à arriver au bout du tunnel.
Du coup, pour moi, l’Australie, c’est un pays très intéressant, avec une culture riche et variée mais, m*rde, je voudrais bien qu’on me vende un peu de rêve. Je veux des kangourous, des surfeurs, des koalas et des robes d’été. Je veux faire de la plongée avec les tortues de mer et me balader dans la forêt tropicale. Alors, maintenant que j’en sais assez pour ne pas me faire tuer au bout de deux jours, pourquoi est-ce que je prendrais pas mon salaire pour me payer le voyage et ne sauterais pas dans le premier avion pour Sydney, ma guitare sur le dos ?
Quitter la grisaille strasbourgeoise et partir à l’aventure en Australie pendant un an, tu parles d’un rêve.
Commencer par se poser dans la grande ville, faire un peu de couchsurfing les premières nuits histoire de pas dormir sous les ponts, et trouver un job : pourquoi pas dans un bar ? Je connais bien le monde de la nuit, et me coucher à 5h et dormir jusqu’à 14h, ça ne changera pas de mon train de vie habituel en fac de langues où les cours sont facultatifs. Et comme ça, la journée, je pourrai en profiter pour visiter les alentours, trouver une coloc et faire un tour à la plage, histoire de voir si les deux étés passés en stage de surf chez mes cousins il y a quelques années ne sont vraiment qu’un lointain souvenir.
Une fois que je serai un peu mieux installée, je ferai le tour des bars histoire de faire quelques concerts pour me faire un peu d’argent en plus. Et puis, quand on écrit des chansons, quoi de mieux que le dépaysement pour trouver de l’inspiration ?
Rencontrer des gens qui ont des choses à raconter, faire des soirées, et partir à la découverte du reste de l’Australie avec eux, parce que, la meilleure façon de voir un pays, c’est avec ses habitants, pas le nez plongé dans le guide du routard.
Le désert, la montagne, la forêt tropicale, et bien sûr la mer, il y a l’air d’y avoir tellement de choses à voir ! Les animaux plus ou moins chelou, les paysages magnifiques, le mélange des cultures… Et surtout l’inconnu !
Parce que, faire des plans sur la comète quand on est posée dans son appart en écoutant du son avec une clope et son bébé chien qui dort sur le tapis, c’est une chose, mais, une fois sur place, rien ne se passe jamais comme prévu. Et heureusement d’ailleurs ! Le spontané, l’inattendu, c’est ça qui fait les souvenirs.
Alors pourquoi partir avec moi ? Déjà parce que je comprends les expression Aussie, ce qui peut éventuellement me donner une utilité. Parce que je suis motivée 24h/24, que je m’adapte à à peu près tout et que je suis toujours opé suivre les gens dans leurs délires à la c*n. Parce que j’ai tendance à prendre plein de photos et de vidéos tout le temps, à tel point que je suis jamais dessus. Parce que je sais me sortir des situations délicates en restant chill, et que je suis toujours de bonne humeur. Parce que j’ai pas peur des bestioles. Et surtout, parce que je vous défie de trouver une bonne raison de ne =pas m’emmener !
Et sinon, en bonus, une photo qui sert à rien et le site de l'office du tourisme australien: http://www.australia.com



