jeudi 1 juillet 2010

Midnight butterflies.







Une cigarette à la fenêtre.
Le vent d'été faisant voler mes cheveux.
Au fond, nous sommes bien peu de choses.

Le temps passe, les visages s'enchaînent, dans un tourbillon de parfums. Yeux bleux, yeux verts, yeux noirs... Qu'est-ce que ça change ?
Des âmes perdues dans les ténèbres, papillons de nuit attirés par les lumières des néons, et qui, doucement, entrent dans la danse. Vapeurs d'alcool, la tête dans les étoiles, musique enivrante. Soudain, un corps qui se serre, étreinte charnelle vide de sens, une main dans les cheveux. Etreinte enivrante, douce dépendance; toujours multipliée. Etreinte obscure, tunnel et ténèbres.
A quand l'étincelle ?
Et toujours ce corps à corps tantôt tendre, tantôt sauvage, et ces figures sans visage.
Rien de nouveau au fond.
Et tous ces corps, ces visages, emportés dans le tourbillon, à rechercher cette étincelle fictive, et pourtant si proche. Papillons de minuit.
Et au fond, cet espoir. Poignant et futile, léger mais persistant. L'Espoir.

Une cigarette consumée.
Le vent d'été, les étoiles dans les cieux.
Au fond, nous sommes bien peu de choses.

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